07/09/2008

J'ai vu sombrer nos corps

Puisque nous sommes disparus ,
laissés libres à nos vents déçus
que nos îles touches le font de l'eau,
l'eau qui nous ronge moins que la peau
je prends mon temps ...

Nous aurions pu faire de notre mieux
des plus belles vagues fuir les creux
Nous aurions pu, mais quel dommage
ne pas nous convaincre à la nage

Puisqu'ici il manque nos vies ,
perdus sous des coques englouties
qu'à deux la barre est bien trop lourde
et qu'à ma voix tu demeures sourde
je prends mon temps ...

Tu en verras des beaux rivages ,
pour tes yeux doux sonner la charge
tu en verras , plus fort que moi ,
plus beau peut être que ma croix

Et si la mienne n'est que du bois ,
s'il est vrai qu'elle ne te vaux pas
prends garde au vent qui soufle encore
et qui souvent quand tu t'endors ,
dans tes cheuveux cherche son port



cahier noir

11:50 Écrit par Fanny dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Très mélodique. Presque une chanson.. Et qui porte très belles images...

Écrit par : Solène | 08/12/2010

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